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Orphée et Eurydice - Alessandro Striggio

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Orphée et Eurydice

Alessandro Striggio

Édition bilingue - Nouvelle traduction

138 x 204 mm - 62 pages - Texte - Noir et blanc - Broché

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CGV

PROLOGUE

Ritournelle

LA MUSIQUE

Des rives de mon bien-aimé Permesso, je viens à vous

Illustres héros, noble lignée de rois,

Dont la renommée conte les sublimes vertus

Sans atteindre à la vérité tant elles sont élevées.

Je suis la Musique, et par mes doux accents

Je sais apaiser les cœurs tourmentés,

Et enflammer d’amour ou de noble courroux

Même les esprits les plus froids.

M’accompagnant d’une cithare d’or, j’ai coutume

D’enchanter l’oreille des mortels ;

Et, à m’entendre, leur âme aspire

Aux sons harmonieux de la lyre du ciel.

C’est le désir de vous parler d’Orphée qui m’a conduite ici,

Orphée qui de son chant apprivoisait les bêtes féroces

Et fit céder l’Enfer à ses prières,

Orphée, gloire immortelle du Pinde et de l’Hélicon.

Et tandis que je fais alterner les chants tristes aux gais,

Qu’à présent nul oiseau ne bouge dans ces arbres,

Que tous les flots sur ces rives se taisent,

Et que la moindre brise en sa course s’arrête.

ACTE PREMIER

UN BERGER

En cet heureux jour de liesse

Qui a mis fin aux tourments amoureux

De notre demi-dieu, chantons, bergers,

En de suaves accents,

Que soient dignes d’Orphée les accents de nos chœurs.

Aujourd’hui s’est émue

L’âme autrefois si fière

De la belle Eurydice.

Et sur son sein, Orphée a trouvé le bonheur ;

Elle pour qui naguère, il a dans ces forêts,

Tant soupiré et tant pleuré.

En cet heureux jour de liesse

Qui a mis fin aux tourments amoureux, etc.

CHŒUR DE NYMPHES ET DE BERGERS

Viens, Hyménée, ah, viens

Et que ton ardente lumière

Soit comme un soleil naissant

Qui donne à ces amants des jours sereins

Et repousse à jamais

Les ombres et les horreurs de la douleur et des tourments.

UNE NYMPHE

Muses, gloire du Parnasse, amour du ciel

Noble réconfort d’un cœur désolé

Que le son de vos lyres

Déchire le voile sombre des nues ;

Et, tandis qu’aujourd’hui nous invoquons Hyménée

Pour qu’il soit favorable à notre cher Orphée,

Que sur vos lyres bien accordées

Votre chant s’unisse au nôtre en harmonie.

Ballet

CHŒUR DE NYMPHES ET DE BERGERS

Quittez les monts,

Quittez les sources,

Nymphes gracieuses et gaies,

Et, sur ces prés 

Faits pour la danse,

Dansez d’un pied léger.

Qu’en ce lieu le soleil contemple

Vos rondes,

Plus gracieuses encore que celles

Des étoiles du ciel

Qui dans la nuit brune

Dansent à la lune.

Ritournelle

Quittez les monts,

Quittez les sources,

Nymphes gracieuses et gaies,

Et sur ces prés 

Faits pour la danse,

Dansez d’un pied léger.

Qu’en ce lieu le soleil contemple

Vos rondes,

Plus gracieuses encore que celles

Des étoiles du ciel

Qui dans la nuit brune

Dansent à la lune.

Puis, de belles fleurs ornez

Les cheveux de ces amants,

Qui, au terme de durs tourments,

Goûtent enfin le bonheur

De voir s’accomplir leur désir.

Ritournelle

UN BERGER

Mais toi, aimable chanteur, par tes plaintes

Tu fis autrefois pleurer ces campagnes,

Que ne fais-tu maintenant, au son de ta lyre,

Se réjouir avec toi collines et vallées ?

Qu’une joyeuse chanson, des mots d’Amour inspirée

Témoigne de ton bonheur.

ORPHÉE

Rose du ciel, source de vie

Digne descendant de celui qui régit tout l’univers,

Soleil, toi qui tournes autour du monde et qui le domines

Du haut de ces sphères étoilées ;

Dis-moi, vis-tu jamais

Amant plus heureux et plus comblé que moi ?

Qu’il fut heureux le jour

Où, la première fois, je te vis, Bien-aimée,

Et plus heureuse encore, l’heure

Où mon cœur soupira après toi !

Puisqu’à mes soupirs répondirent les tiens ;

Ô combien fut heureux l’instant

Où tu tendis vers moi

Ta blanche main, gage d’un pur amour.

Si j’avais autant de cœurs

Que le ciel éternel compte d’yeux

Et qu’au vert mois de mai

Ces douces collines comptent de chevelures,

Ils seraient tous comblés et débordants

De ce bonheur qui m’emplit aujourd’hui.

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