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Voyages aux régions équinoxiales du nouveau continent – Tome 11 – La Havanne

A. de Humboldt, A. Bonpland

138 x 204 mm – 170 pages – Texte – Noir et blanc – Broché

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UGS : 9782355833205 Catégories : ,

Description

C’est un objet d’un vif intérêt politique que de suivre l’accroissement progressif de la prospérité d’une des Grandes Antilles, dans laquelle les hommes libres forment encore trois cinquièmes de la population, et qui, par sa position géographique, par l’admirable fertilité de son sol et par l’intelligence de ses habitants, offre un vaste champ à la civilisation humaine. J’ai présenté dans le sixième Livre de cet ouvrage les éléments numériques de cette prospérité, telle qu’elle s’était développée jusqu’à la fin de l’année 1825. J’avais discuté, d’après mes propres observations et les documents officiels qui existaient alors, la situation géographique du pays, la configuration du sol, sa constitution géognostique, son climat, la division administrative, judiciaire et ecclésiastique, l’état général de la population considéré dans ses rapports avec l’étendue territoriale, la division des castes, les progrès simultanés de l’esclavage et de l’affranchissement, la nature des produits agricoles et leur estimation numérique, le commerce, les finances et la force militaire. Tandis que je m’occupais de cette étude des faits, le gouvernement espagnol éclairé sur ses propres intérêts, fit poursuivre de son côté sur les lieux mêmes, un travail statistique entrepris dès l’année 1817, d’après les ordres du capitaine général de l’île de Cuba, Don Francisco Dionisio Vives. Mécontent des notions vagues et incomplètes qu’on trouvait réunies à La Havane, ce chef actif et expérimenté envoya en 1825, aux frais de l’État, des commissions dans différentes parties de l’île, pour recueillir des documents statistiques. Le résumé de ce travail, puissamment secondé par un administrateur habile, l’intendant Don Claudio Martinez de Penillos Conde de Villanueva, a été publié à La Havane sous le titre de Cuadro estadistico de la siempre fidel Isla de Cuba, correspondiente al ano de 1827, formado por una Comision de jefes y officiales de orden y bajo la direccion del Escelentisimo Senor Capitan General Don Francisco Dionisio Fines, precedido de una description historica, fisica, geografica, y acompanada de quantas notas son conducentes para la ilustracion del cuadro. Les auteurs du nouveau Tableau Statistique ont refondu dans leur ouvrage comme ils l’énoncent eux-mêmes, une partie de mon Essai politique, publié à Paris à la fin de l’année 1826. Je dois les remercier de la bienveillance particulière avec laquelle ils ont traité mon travail, le « premier et le seul qui (selon eux) a fait connaître, avant 1829, les richesses territoriales de l’île de Cuba ». À l’époque où je fis paraître mon Essai, on n’avait fixé par aucun dénombrement postérieur à celui de 1817, la population de cette belle colonie ; je l’évaluai, d’après des considérations générales, pour la fin de l’année 1825 à 715 000, dont 325 000 Blancs. Le recensement de 1827, ordonné par le général Vives et publié dans le Cuadro estadistico, a donné 704 487, dont 311 051 Blancs. Le premier devoir du voyageur est l’amour de l’exactitude des faits. Si le désir ardent de remonter aux sources, de démêler la vérité dans l’insuffisance des éléments de discussion, si l’éloignement pour les conjectures vagues et de vaines déclamations se manifestent dans ses ouvrages, le voyageur n’a point à redouter la critique de ceux qui, sur les lieux mêmes, sous des circonstances plus heureuses, étudient le sol natal. C’est à ce simple amour du vrai, à la candeur seule avec laquelle j’ai présenté les bases numériques des résultats auxquels j’ai cru pouvoir m’arrêter dans des discussions de science ou d’économie politique, que je peux seul attribuer les jugements bienveillants que simultanément, dans deux pays divisés d’opinions, au Mexique et à l’île du Cuba, on a porté sur mes travaux statistiques. C’est, je l’avoue, une bonne fortune à laquelle il était difficile de s’attendre dans les temps orageux où nous vivons. Toujours intéressé à perfectionner mes travaux, je vais réunir succinctement dans ce Supplément les données les plus importantes qu’offre le Rapport officiel publié à La Havane ; j’y ajouterai quelques réflexions que de nouveaux éléments numériques ont fait naître et auxquelles conduit l’étude positive des faits. Je persiste à croire que les tableaux de la population des Antilles divisée par castes, n’ont besoin d’aucune interprétation. Tout l’avenir du Nouveau-Monde semble inscrit dans ces inventaires du genre humain ; avenir funeste et alarmant si l’on hésite encore longtemps à prendre des mesures énergiques dans les colonies, si une législation humaine et de sages institutions ne conduisent pas à l’émancipation progressive des Noirs.

Informations complémentaires

Poids 160 g
Dimensions 9 × 138 × 204 mm
Disponible

Oui

Genre

Relation de voyage

Édition numérique

Non, Oui

Édition papier

Non, Oui

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