Politique

• Être laïque.

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À l’heure d’un grand désarroi dans notre société française qui pleure ses morts récents, secouée et terrorisée par d’infâmes attentats nés des cerveaux malades de ces sociopathes issus d’une religion musulmane pourrissante elle aussi, comme ses consœurs monothéistes, nous venons de faire paraître un recueil de textes de jeunesse de Jean Jaurès. Et c’est l’occasion de remettre en avant, comme un étendard rouge, LA LAÏCITÉ.

La laïcité qui n’autorise aucune religion, signes et bigotteries dans une nation, dans ses écoles, ses musées, ses rues, ses livres d’écoliers; la laïcité qui n’autorise aucune préférence, aucun traitement de faveur envers une religion aussi intolérante et effrayante soit-elle, la laïcité qui prône la justice et l’équité en protégeant tous les cultes, tant que ceux-ci restent à leur place, dans leur église.

Posons-nous, aujourd’hui, la question de savoir où nous en sommes avec la laïcité, dans notre vie et nos paysages familiers et quotidiens et tâchons de la rétablir, partout où elle a été marginalisée. C’est notre droit.

Un état laïque ne servira jamais les intérêts d’un état voisin qui fait preuve de religiosité dangereuse pour la liberté et a fortiori la vie – des hommes et des femmes.

Un état laïque saura toujours mettre en place la protection de sa liberté inconditionnelle, pour lui et son peuple. Un état laïque est un antidote inaliénable aux fascismes  -religieux compris-.

9782355831881

 

Pour l’heure dans ce recueil, Jean Jaurès, entre naïveté et émerveillement, maîtrise, par son esprit rationnel et matérialiste, ces textes… Ils éclairent d’un jour émouvant celui qui deviendra le grand politicien.

Extrait : Sous les étoiles – La prairie où reluisent les brins d’herbe et les fleurs semble, dans les jours d’été, je ne sais quelle couche plus épaisse et plus grasse de clarté déposée tout au fond d’un océan infini de lumière subtile. De même, dans les nuits baignées de lune, les étoiles sont comme des gouttes de lumière concentrée en un lac de limpidité légère.

 

Actu

• Qui se souvient de l’Assiette au Beurre …

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Vouloir remettre l’Assiette au Beurre au goût du jour, c’est un peu comme essayer de jouer l’Orphéo de Monteverdi à la guitare électrique, pourtant on s’est penché sur cette revue avec un grand intérêt, celui qu’elle mérite. Retracer son histoire, qui démarre en 1901 et s’achève en 1936, est un travail d’historien et d’historien d’art; d’excellents articles et livres ont été rédigés et sont faciles à trouver sur internet et en librairie.

Cette revue politique s’adresse directement à la classe ouvrière, et aux pauvres gens.  Elle ne « parle pas » ; moderne, elle se contente de rassembler des dessins d’illustrateurs européens. Son concept anarchiste, n’en fait cependant pas un outil théoriciste mais un moyen accessible et évident de provoquer des réactions, de susciter des émotions chez des lecteurs victimes du système et de l’autorité économique.

Les thèmes des dessins de chaque numéro parus sont : Toutes les violences sociales des forts faites aux faibles, le colonialisme, le cléricalisme, la guerre, la misère, la xénophobie…

Nous aurions voulu les rééditer ; au-delà du travail titanesque, certains dessins sont protégés par la descendance de leurs créateurs et la loi française est un dédale digne de pac-man® avec de lourdes sanctions à la clé, bien trop lourdes pour nos modestes épaules. Un jour peut-être, cela changera… en attendant, on peut butiner à droite, à gauche et glaner ce que la postérité nous a laissé de disponible à partager.

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Poésie

• Hommage au poète

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Le 14 juillet 2008, Mahmoud Darwich présentait ses poèmes au coeur du théâtre antique d’Arles. Didier Sandre, en écho, lisait en français tandis que les frères Joubran rythmaient les lectures de la mélodie de leur oud. L’air passait, tiède et coulant entre les colonnes antiques en ruines ; la lumière dorée du crépuscule cernait d’ors vibrants les parties éclairées de la scène de ce théâtre de toutes les mythologies méditerranéennes réunies… Les éditions L’Escalier y étaient, attentives et recueillies pour cette soirée de miel qui reste attachée en la mémoire, Mahmoud Darwich ayant perdu la vie, quelques trois semaines après. Le coeur.

Hommage au poète éteint…

Le soir nous atteignit…

Le soleil

Peignait sa chevelure dans la mer,

Et le dernier baiser accostait

À mes yeux, braises.

– De moi, prends les vents

Et embrasse-moi

Une dernière fois.

…Le matin l’atteignit.

Le soleil peignait sa chevelure au levant.

Pour elle, la noce, le henné

Et une place au palais des favorites.

-De moi, prends les chansons,

Et de moi, souviens-toi

L’instant d’un éclair.

…Le soir m’atteignit.

Les cloches

Carillonnaient pour la belle sabine,

Mon cœur était froid comme un diamant,

Et mes rêves, caisses sur le quai des ports.

-De moi, prends le printemps

Et fais-moi tes adieux…

La Terre nous est étroite et autres poèmes. Trad. Elias Sanbar.

Arles - Juillet 2008
Mahmoud Darwich – 14 juillet 2008
Arles - Juillet 2008
De gauche à droite : M.Darwich, les frères Joubran, D. Sandre – 14 juillet 2008
Arles - Juillet 2008
Didier Sandre se concentre avant le spectacle – 14 juillet 2008.

 

 

accueil

• Bienvenue sur le site des Éditions l’Escalier !

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Il était temps que notre maison d’éditions soit dotée d’un beau site attrayant et vivant, afin de faire découvrir nos parutions, tout en dévoilant un peu de ce monde vibrant des passions que nous portons aux livres, à tous les livres depuis plus de trente ans…

C’est entre 2008 et 2010 que les Éditions l’Escalier voient officiellement le jour. Nées de nos constatations de l’injustice touchant certains livres devenus introuvables pour des raisons d’oubli collectif, nous décidons de nous lancer dans la renaissance de tous ceux qui nous touchent, nous manquent, nous ont fait un jour défaut… Avec les années, notre modeste maison d’éditions a bien pris racine et continue sur son cap : partager avec vous tous ce qui nous semble digne d’intérêt malgré le temps, les modes et l’économie.

Tolle, lege … Prends et lis ! Nous sommes ces petites voix chantonnantes et insistantes qu’Augustin* entendit un jour dans la maison voisine, et qui le transformèrent -de sa propre confession- à tout jamais ; voilà pourquoi chacune de nos parutions porte sur elle cet ex-libris.

tolle lege

Nous sommes idéalistes, attachés au passé et à celles et ceux qui le façonnèrent, un peu fous sans doute et surchargés de travail, mais notre plaisir reste infini lorsque nous mettons au monde le livre que nous avons fabriqué…

Nous vous espérons fidèles -toujours- et nous comptons sur vous pour soutenir l’originalité de notre maison d’éditions en achetant, diffusant et partageant nos parutions. (Vous pouvez suivre l’actualité des éditions en cliquant sur le flux RSS qui se situe en bas de la marge catégorie MÉTA, vous recevrez directement par courriel toutes les nouvelles publications du site).

Vous trouverez sur le site, différents endroits avec le lien à suivre pour commander un ouvrage le plus simplement du monde, et nous nous chargerons de vous l’expédier dans les plus brefs délais.

Bien à vous,

l’équipe de l’Escalier.

Les Confessions, Saint-Augustin. Trad. de P. Cambronne, Œuvres 1 – 1998 Gallimard, la Pléiade.